Holiday in the sun

1/ Chaleur et ennui

Ou comment faire rimer un thermomètre agité avec de longs moments d'inexistence. En l'occurence le Lot. Quoique le vin ne soit pas mauvais et la bouffe excellente, on s'y fait chier. Tu passes la moitié de ta journée sur la route pour aller voir cinq fois la même chose. Curieuse coincidence pour un athée de visiter tant d'églises et de faire le chemin des pèlerins à Rocamadour. Usine à fric. Les marchands du Temple sont bel et bien présents. On peut admirer ces belles cités, ces beaux points de vue, mais cet amas de touristes me fait gerber. Le fait que j'en soit un fait redoubler la nausée.

JE SUIS CE QUE J'EXECRE

Comme ces conneries de villages vacances. Tu te forces à sourire et à répondre aux gens, ces petits vieux avec leur chiens ou ces grosses vaches qui ne pensent qu'à bouffer et se dorer au soleil. Je les emmerde mais je leur ressemble, et c'est là que le bas blesse. Tous ces clichés et ces stéréotypes qui m'entourent, qui me qualifient même, car au nom de quoi je me permet de chier sur mon semblable ? Après tout, c'est vrai que c'est joli et qu'on se pète le bide royalement, mais quelque chose ne va pas. Il n'y a pas de jolie jeune fille. Il n'y a pas de jeune fille tout court. Putain. Même quand je me barre loin de chez moi, il faut toujours que quelque chose cloche. Il faut toujours que ce semblant de destinée que je me suis fixé suive ma route comme un bon toutou. D'un autre côté, soyons honnêtes, au moins je n'aurais pas de regrets. A la longue, le calme qui m'entoure est même plutôt relaxant.