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vendredi 8 juillet 2005

L'ivresse


L'ivresse et la paresse. L'ivresse et la vie. La bière, analogie de la vie ? Singulière analogie, mais néanmoins véridique, tout du moins plausible. Dissertation en trois points. Ou plus, ou moins. La trilogie de l'ivresse après la trilogie climatique. Sans lien apparent, mais le liquide en dénominateur commun. Car il faut l'avouer, si l'un existe sans l'autre, on est forcé de dire que le rapprochement est possible. Comme un autre monde. Il paraitrait, enfin pour certains seulement en rêve. Le paradis artificiel selon Baudelaire fait des émules.
Dénominateur commun du mal-être de l'(in)humanité. L'aigreur de la bière ressemble à l'âpreté de la vie, la vraie. Une fille vient de passer, vêtue comme l'été. Cruelle destinée.
L'excès de l'alcool face aux impasses de ma vie. L'ivresse de ce monde que l'on crée pour survivre aux aléas de celui où l'on vit. Mais les deux ont leurs limites, les libertés et leurs barrières. Cette vision trouble qui nous pousse à s'imaginer ailleurs pour quelques heures n'est que le reflet d'un désir intérieur que l'on exalte et transcende.
Boire pour Vivre et Vivre pour Boire.
Les petites vieilles d'à côté parlent d'argent et de thé. Mon thé contient du houblon et mon argent n'est que cimetière. OU funérarium. Le regard des passants et des voisins de banc(s) en dit long sur l'anormalité des relations humaines. La norme est telle que je la viole avec violence comme on se noie dans le désespoir de ce ventre emplit de bières qui crie famine et douleur. Famine de tendresse et douleur aigre. Il crie douleur, cette douleur de trop plein, celle douleur de trop vivre. Une vie de plans de putes qui t'attirent et te rejetent.
Et on dira c'en est rien, ce n'est pas grave, mais au fond de soir et dans la bouche, cette sensation de déjà vu et de souffrance avariée, j'ai l'estomac balloné et la vessie comprimée. On en revient à la bite, qui donne la pisse, qui donne la vie. Et le malheur et les horreurs.
C'en est trop, j'arrête de boire.
C'en est trop, j'arrête de croire.

mardi 5 juillet 2005

Premiers jours de juillet


Les grosses chaleurs sont passées, laissant la place à la morosité d'un ciel mitigé. Que va dire Madame Météo ce soir ? Sensiblement la même chose qu'hier, pourquoi innover et choquer lorsque l'on peut se laisser couler le long des berges. Reste à savoir lesquelles. Sont elle les mêmes pour tout le monde ? Cela m'étonnerait fortement. Madame Météo n'a pas du prendre la même rivière, on l'aurait su. Madame Météo est toujours souriante pour annoncer la merde du lendemain :
"Et n'oubliez pas de bien vous hydrater, surtout les personnes agées !" sourires de façade

Ravalez moi vos sacrasmes, l'été passera une fois de plus. Madame Météo aussi. On s'habituerait presque à entendre sa voix mièvre qui raconte à tout le monde qu'il va faire beau et très chaud, que demain c'est la Saint Truc et qu'on perdra 3 minutes de soleil. Si c'est pas un drame ça ma ptite dame !
Le ciel est gris, les nuages dansent et c'est la tempête dans mon cerveau. une autre façon de dire brain storming, il paraitrait même que c'est la traduction officielle. Tempête dans ton cerveau connasse ! Les volets clos cachent le soleil et empêchent les voyeurs d'observer mon intimité onaniste. Je donne pas dans la pornographie gratuite. Mon corps n'est pas à vendre, mais à jeter. Nuance.
Et Madame Météo, qu'est ce qu'elle en pense ?
"Les températures avoisineront les 30 degrés au Nord, et 32 degrés au Sud" sourire continuel

La chaleur monte, les regards plongent dans les abîmes des décolletés juvéniles. Un jeu de faux semblants où les conditions climatologiques fixent les règles du jeu. -Pas d'obscénité Monsieur !
-Appelez moi Connard, je préfère.
rester cloitré chez soi est quand même plus excitant que de passer du temps avec des gens qui jouent un rôle comme on change de caleçon tous les matins. Sauf que le mien est sale. Contrairement aux leurres, je n'ai plus la force de le passer à la machine à laver l'ironie des jours de fête. Cette sensation insupportable d'avoir à baisser son pantalon pour pouvoir tenir une conversation ont fait de moi un asocial. Haïr les gens est une situation bien plus confortable que de souhaiter de tout son coeur être aimer par eux. L'un est réalisable, l'autre ne l'est pas. Bafouez moi, je vous le rendrait bien. Crevez bande d'enculés, le viol psychologique de fait que commencer. Des années qu'il dure, sans cesse et sans répis.
La paranoïa de l'Homme traqué.
Et nous sommes en juillet, la saison des amours. Comme Madame Météo, qui a quitté les tricots d'hiver pour la légèreté des plages d'été.
Mais je ne sais pas nager.

lundi 4 juillet 2005

L'ennui


Nous y voici une fois encore. Ou quelque chose pointe sa sale gueule? Après une courte pause, comme à chaque fois. Toujours trop tôt pour un trop tard, toujours trop tôt, jamais trop tard. Quoique que l'on fasse, que l'on décide, l'aspect chronique ne s'efface. Certains couchent avec des femmes, d'autres avec leurs morts, moi je couche avec l'ennui. Et l'ennui a la migraine, comme toujours. L'excitation des images qui défilent comme autant de gravures en provenance d'Epinal relègue ce mal de crâne dans les tréfonds de mon âme. Ou de mon sexe. ou des deux. Encore une fois il me faudra me prendre la main. remarquez le jeu de mots. Bienvenue au récital tragi-comique où l'on se moque du malheur de soi. Cette tension qui obsède fait réapparaitre les bourreaux du temps passé. On en finit pas pour autant avec ceux du temps présent. Ni a las barutas, ni à New York City. Le cirque itinérant des clowns dépressifs poursuit sa route vers les chaleurs de l'été. Quand les filles mettent des jupes et nourrissent les fantasmes. Quoiqu'on en dise, c'est là que le bas blesse. l'exitation primaire, les réflexions bestiales fournissent le terreau et la pluie pour cultiver les fleurs du mal. Celles qui vous empoisonnent. Celles qui vous emprisonnent. Dans une prison de chair dont on ne se libère pas, et où chaque tentative augmente l'exigüité de la cage. Et ce sang qui l'irrigue des tempes au bout du sexe, ce sang qui provoque fascination et répulsion. le liquide de l'orgueil dans nos verres et dans nos coeurs. L'ivresse que nous procure l'absorption et l'expulsion, cette alliance du rouge et blanc à défaut du rouge et noir. Ceci n'a ni queue ni tête, mais n'ennui pousse vers le vide. Nous sommes tous des funambules sur des lames de rasoir. Je n'ai pas eu le droit à l'after shave, et encore moins au valium. La douleur est persistante, tapie dans l'ombre de nos cauchemards, cachée derrière tous mes espoirs. La misère d'aujourd'hui n'est plus la philosophie. même si le sexe est prolétaire, il reste inégalitaire. La légende raconte que la pendaison provoque une érection. Je n'attends plus la dernière clope du condamné mais la bandaison du suicidé.

Encore une fois. Encore trop tard.
illustration NONO LE HOOL'S

vendredi 24 juin 2005

dialectique conceptuelle

Crève Salope / merci moi même

Pourquoi les hommes vivent ?
et pourquoi a-t-on un sexe ?

si c'est pour s'en aliéner

cependant

L'air moite excite les sens, je vois des sexes partout

mais pas pour moi


je hais les gens, qui cachent leur corps, et je hais les gens qui le montre trop

JE HAIS DONC JE SUIS